mai 2008


Je tenais juste à faire une petite pause dans mes articles, pour vous mettre au courant d’un évènement, peu habituel chez moi :

J’AI ETE CHEZ LE COIFFEUR

Pour la réussite de la coiffure, je vous laisse juger. Mais, voici quelques infos intéressantes :

Acceuil : sert un petit café, pour ne pas s’ennuyer pendant qu’on vous coupe les tif’

Shampoing : mon moment préféré chez le coiffeur, un massage de la tête inoubliable

Coupage : juste aux ciseaux, il a osé toucher à mes chère pattes !

Prix : R80

Verdict : très satisfaisant !

Photos :

Avant (wild) Après (smart)

Un bâteiment typique de Frenchhoek

Haha, j’ai une heure et 9minutes pour donner le report de mon week-end suivant celui passé à Capetown, car à 21h, « le silence des agneaux » passe à la télé. J’ai même une bonne excuse pour passer la semaine. Celle-ci a duré 1 jour pour moi. Comment que ça se fait ? Eh bin : Lundi férié, Mardi à l’hosto pour m’enlever mon fichu tuyau qui n’avait rien ( !) à faire dans mon corps, mercredi jour normal de travail et Jeudi/vendredi, fériés ! Glandage, glandage. Je ne veux pas de commentaires idiots, vous aussi avez eu deux longs week-ends à ce que je sache !

Donc, jeudi…rien de passionnant. Glandage, glandage. J’écris à El et Martin, demandant s’ils je ne pourrais pas passer quelques jours chez eux, l’histoire de ne pas me sentir tout seul, loin de ma famille et de ma patrie (le coup de la pitié).

Ce couple est génial, et c’est aussi pour ça que je leur ai consacré un article. Ils m’ont tout de suite appelé, me disant qu’ils m’emmèneraient voir les vignes le lendemain. Surexcité, je n’arrive pas à dormir. Je vais enfin faire ce dont je rêve depuis mon arrivée : boire de l’alcoolJ.

Avec Martin sous le chêneVers 11h, leur blue car s’arrête donc devant le red guesthouse. De gigantesques montagnes à perte de vues, dissimulées sous des vignes, de belles fermes entourés de petites maisons peintes de toutes les couleurs où vivent es ouvriers, une chaleur supportable avec la clim’…ça ce sont les vineyards sud-africains. Les discussions vont bon train dans la voiture, le dog me tient compagnie à l’arrière de la voiture, aboyant lorsqu’il voit des vaches sur le bord de la route : le chien qui se croyait plus gros que la vache (cf. Molière). Un petit stop à un magasin d’antiquités sur le bord de la route, pour finalement arriver à Frenchhoek : splendeur des huguenots français, gloire de l’apartheid. En se promenant dans cette ville, on découvre un tas de rues ayant des sonorités étrangement familières (tel que la « bordeauxstreet »…). C’est dans la rue principale de ce lieu resplendissant de par la blancheur des maisons, que nous décidons de manger…une pizza avec un verre de vin (pour bien respecter la gastronomie française). Vers la fin du repas, après nous être bien moqué de Martin, qui pensait que la pizza qu’il ne réussit pas à finit, n’allait pas être assez, a aussi commandé des potatoes. Deux Jazzmen joue somewhere over the rainbow, à côté de la terrasse où nous nous sommes posés. Nos ventres, étant plus que remplis, on se soumet donc, et ceci pour une meilleure digestion, à une petite ballade le long de la rue principale, dont je prends quelques photos, l’endroit est amazing. Je laisse les photos témoigner d’eux-mêmes (inscrivez-vous sur « fesse-bouc » si vous en voulez d’avantages !) On revient vers la voiture : direction vignes, alcool, beaux paysages, alcool, bonne compagnie, alcool, alcool… Pour deux raisons, je ne vais pas vous donner le nom de la vigne, à laquelle nous sommes allées. D’une, vous allez de toutMartin faisant griller les saucisses sur son BBQ australien à gaze façon oublier, et ça ne vous avancera à rien. De deux, j’ai tout simplement oublié (ok, la première raison est bidon). Assis sur des tables blanches, sous un vieux chêne, nous dégustons – l’on pourrait aussi dire tout simplement, buvons – 7 vins. Martin et moi tombons d’accord sur le verdict : bofbof, not the best. El, elle ne boit pas. Après ce moment bien sympa, et une photo imposée par El, accoudé au comptoir, on revient à Blouberg, chez le couple australien. Je suis invité à manger, ainsi qu’à rester pour la nuit : quelle joie ! Le soir, place au BBQ (et pas de braai, vu qu’australien). Après de longues discussions sur les français, la musique, l’australie et je ne sais quoi d’autre, je m’en vais lire quelques pages sur la bataille de Waterloo et puis dodo…réveil…redodo…reréveil…le lit est trop dur !

Anyway, Samedi, vers 8h, je suis réveillé une ultime fois par l’arrivée du jardinier Michael, homme d’une quarantaine d’année, très funky. El me mixe un jus composé de plein de trucs censé être healthy. La théorie de Martin, c’est que ce sont toujours ceux qui tiennent des magasins « de santé », qui sont le plus pâlesJ. Le jus est bon ! Pour ce Samedi 3 Avril, les sexagénaires (j’essaie de varier), m’emmènent à « Saltriver », un quartier très intéressant de Capetown de par le contraste des bâtiments adjacents. Des bâtiments très modernes, occupés par des magasins de meubles le plus souvent, se retrouvent coincés entre de vieux bâtiments quasi en ruines, les fenêtres protégées par des grillages rouillés, abritant eux de petits commerces. Perdu au milieu de ce quartier, alors qu’on ose franchir une barrière surveillée, on accède alors à un endroit superbe. Il s’agit d’un petit marché où l’on peut acheter toutes sortes de mets gourmands, comme du fromage et du pain français : alléluia ! Après avoir fait le tour du marché sur bondé, on boit un petit café dans une petite cour entourée de galeries et de boutiques farfelues, pour ensuite rentrer à la maison.

vue typique de saltriver

L’après-midi, ainsi que le dimanche, je les passe à lire regarder la télévision (entre le spectacle du moulin rouge; ou encore an american in Paris), manger, discuter, me reposer…Il pleut pas mal pendant le week-end : temps parfait pour ne rien faire ! Dimanche soir, je vais à l’église (qui n’est pas loin de chez El et Martin), et puis je retourne à la maison, pour recommencer une semaine de travail (une vraie cette fois-ci J).

Ok, je dois avouer, que j’ai fini l’article après the silence of the lambs (très bon film !), mais au moins je l’ai fini. Vous noterez aussi, et ceci pour vous montrer que j’apprends des mots, ainsi que pour l’amélioration de votre vocabulaire dans la langue anglophone, j’ai introduit par-ci par-là, des expressions anglo-saxones. Pour vous faciliter la tâche, je les ai marqué en italique. Pour toute traduction éventuelles, veuillez vous adressez à votre professeur d’anglais ou à votre hypothécaire…

Passons encore une fois rapidement sur la semaine, qui a pour seul évènement important, l’acquisition d’un portable (ça vous change votre vie sociale). Dirigeons-nous donc tout droit, vers le week-end du 26 au 28 Avril. Oui, en effet, il s’agit encore une fois d’un long WE, le lundi étant férié. En fait, le dimanche 27 Avril, c’est « freedom day », commémoration des premières élections démocratiques, indépendantes de la « race ». Or, ce jour férié tombant sur le dimanche, on a trouvé judicieux de remettre le jour férié à lundi (je compte envoyé une lettre au gouvernement, pour proposer une idée semblable !). Pour ces trois jours donc, je décide d’aller visiter la ville de Capetown, avec une native, Bronwyn (que j’avais déjà cité dans l’article « Mercredi 2 Avril »).

 

En train de regarder le spectacle à WatefrontComme souvent, je monte un plan extrêmement complexe pour me rendre à Capetown, après avoir assisté, samedi matin, à une course de natation qui va de « robben island » à « big bay » (ils sont fous ces sud-africains). Manque de chance, la course est annulée à cause dex la mer trop coriace et mon plan tombe à l’eau. Finalement, dénouement heureux, puisque Jimmy et Keilah vont à Capetown pour déjeuner avec des amis, et Bronwyn viens me chercher dans un endroit indiqué par Jimmy. Encore une fois, soit on a une voiture, ou alors un peu de culot et un bon entourage. Dans la voiture de Bronwyn, je fais la rencontre de Marion, sa cousine et colloc’, avec laquelle on va aller manger du sushi. Beaucoup de sud-africains raffolent de ce met asiatique que je n’avais encore jamais goûté. Verdict : pas mauvais, voir plutôt bon et surtout très bourratif, plus qu’on ne pourrait le penser. Après une petite ballade le long du bord de mer, nous allons donc à l’appart’. 4pièces, cuisine, salle de bain et toilettes, le tout avec une vue sublime sur table mountain, flippin’ bon appart’. Etant crevé, je matte un film funky (dont je ne me souviens plus du titre) avec Marion, pendant que Bronwyn va à une sorte d’enterrement de jeune fille dans l’aprem’. Pour dîner, Bronwyn nous prépare un plat traditionnel de Capetown : le bobotie. Il s’agit en fait d’une sorte de curry avec de la viande hachée et du riz, le tout cuit au four. Encore une fois, vraiment bon. Bon sang, qu’est-ce qu’on est heureux de pouvoir manger de la vraie cuisine, quand on est un chef cuisinier comme moi ! Ayant vécu pendant un an en France, Bronwyn me parle de tout ce qui est étrange dans ce pays, au niveau gastronomique, tout en précisant que cela lui manque. Par exemple, en France, on met le pain sur la table, on boit du sirop à la menthe et on mange de la compote en dessert (réservé exclusivement aux bébés en afrique du sud, imaginez qu’on vous serve un petit pot à manger :-p)… Le soir, on part direction Waterfront (le vieux port de Capetown), où se joue une grande part de la vie nocturne, et surtout touristique de Capetown. On peut y voir des groupes qui jouent, ou d’autres attractions comme le gar’, déguisé en peau de léopard, qui balance des tables sur le front, tout en mettant mal à l’aise ses spectateurs, auxquels il demande parfois de prendre par au spectacle. Ce week-end étant le week-end pendant lequel j’ai sûrement le plus appris sur la vie à Capetown, je bois aussi pour la première fois, dans un bar du Waterfront, de l’amarula, liqueur du pays. Décidément, la tout va pour le mieux. Sur-crevé, on rentre vers minuit : demain il va falloir se lever tôt, on doit être à 8h à l’église pour que Bronwyn puisse préparer des activités pour les enfants. Après avoir lu une trentaine de pages des Misérables, je m’endors comme une masse… 

Capetown

Dimanche. Levée à 7h15, douche, céréales, et c’est reparti. L’église. Jubilee church. Pour une grande église, c’est une grande église, avec un bâtiment énorme vraiment chouette. J’aide mettre des bonbons dans des ballons, qu’il faut ensuite gonfler : 40 ballons, à en avoir le tournis. J’ai ensuite la chance d’assister à un message hors du commun, apporté par un fameux docteur d’astrologie, qui, grâce à des photos, nous parle de l’espace. Après le culte, une nouvelle aventure m’attend : escalader lion’s head. Il s’agit d’une des montagnes, cousine de table mountain, qui surplombe Capetown. Avec un ami de Bronwyn, nous partons donc vers 3h pour une marche d’une heure, pour arriver au sommet de la colline. L’effort est amplement récompensé, la vue étant splendide. Heureusement que le temps joue en notre faveur, la vu est imprenable. Je regrette de ne pas pouvoir prendre de photo panoramique avec mon petit appareil photo numérique. La descente est plus pénible, dû au fait, que depuis plus d’une heure, j’ai une envie pressante d’uriner (grâce à cette chère petite opération et du petit tube placé quelque part dans mon corps). Tout se passe pour le mieux cependant, ayant trouvé un petit coin isolé. Le soir, après être encore une fois allé voir le docteur au culte du soir, on décide de sortir avec quelques amis. Cette fois-ci, ce sera long street, la rue de la soif de Cape Town. Chose encore plus amusante, on atterrit dans un bar qui me fait penser au 1929 (pour les amateurs), pour ensuite enchaîner avec une espèce de boîte naze, dont on sort dès que possible.

 

Le lundi, je découvre enfin Kirstenbosch botanical garden dont j’ai tellement entendu parler. Il s’agit en effet d’un jardin botanique (d’où le nom), juste en bas de table mountain, d’une beauté plus que rare, dans lequel je dois me promener tout seul, parce que Bronwyn part en vacances avec son père. Je fais encore une fois appel à Julian pour pouvoir retourner à la maison. Il vient donc me chercher à Kirstenbosch vers 10h30 et…surprise, surprise…on va tout d’abord prendre un petit déjeuner dans un resto sympa dans la montagne, près d’un grand mémorial pour quelqu’un qui a sûrement du être important :p

 

Voila, lundi je rentre donc à la maison, pour tout doucement retrouvé mon train train quotidien. Je tiens à sincèrement m’excuser pour la façon dont j’ai bâclé la fin de cet article, mais ça fait genre 4jours que je passe dessus, et j’en ai ras la casquette. Alors je me suis dit, FAUT QUE JE FINISSE AUJOURD’HUI, donc voilà. J’en ai un peu honte, mais il se peut que j’y changerais quelques finitions dans les prochains jours.

Tout de même un petit bilan du WE : beaucoup de nouveaux endroits découverts, beaucoup de nature, la pêche pour la semaine suivante et un manteau en moins (oublié chez Bronwyn, très intelligent à l’approche de l’hiver).

 

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