Passons encore une fois rapidement sur la semaine, qui a pour seul évènement important, l’acquisition d’un portable (ça vous change votre vie sociale). Dirigeons-nous donc tout droit, vers le week-end du 26 au 28 Avril. Oui, en effet, il s’agit encore une fois d’un long WE, le lundi étant férié. En fait, le dimanche 27 Avril, c’est « freedom day », commémoration des premières élections démocratiques, indépendantes de la « race ». Or, ce jour férié tombant sur le dimanche, on a trouvé judicieux de remettre le jour férié à lundi (je compte envoyé une lettre au gouvernement, pour proposer une idée semblable !). Pour ces trois jours donc, je décide d’aller visiter la ville de Capetown, avec une native, Bronwyn (que j’avais déjà cité dans l’article « Mercredi 2 Avril »).
Comme souvent, je monte un plan extrêmement complexe pour me rendre à Capetown, après avoir assisté, samedi matin, à une course de natation qui va de « robben island » à « big bay » (ils sont fous ces sud-africains). Manque de chance, la course est annulée à cause dex la mer trop coriace et mon plan tombe à l’eau. Finalement, dénouement heureux, puisque Jimmy et Keilah vont à Capetown pour déjeuner avec des amis, et Bronwyn viens me chercher dans un endroit indiqué par Jimmy. Encore une fois, soit on a une voiture, ou alors un peu de culot et un bon entourage. Dans la voiture de Bronwyn, je fais la rencontre de Marion, sa cousine et colloc’, avec laquelle on va aller manger du sushi. Beaucoup de sud-africains raffolent de ce met asiatique que je n’avais encore jamais goûté. Verdict : pas mauvais, voir plutôt bon et surtout très bourratif, plus qu’on ne pourrait le penser. Après une petite ballade le long du bord de mer, nous allons donc à l’appart’. 4pièces, cuisine, salle de bain et toilettes, le tout avec une vue sublime sur table mountain, flippin’ bon appart’. Etant crevé, je matte un film funky (dont je ne me souviens plus du titre) avec Marion, pendant que Bronwyn va à une sorte d’enterrement de jeune fille dans l’aprem’. Pour dîner, Bronwyn nous prépare un plat traditionnel de Capetown : le bobotie. Il s’agit en fait d’une sorte de curry avec de la viande hachée et du riz, le tout cuit au four. Encore une fois, vraiment bon. Bon sang, qu’est-ce qu’on est heureux de pouvoir manger de la vraie cuisine, quand on est un chef cuisinier comme moi ! Ayant vécu pendant un an en France, Bronwyn me parle de tout ce qui est étrange dans ce pays, au niveau gastronomique, tout en précisant que cela lui manque. Par exemple, en France, on met le pain sur la table, on boit du sirop à la menthe et on mange de la compote en dessert (réservé exclusivement aux bébés en afrique du sud, imaginez qu’on vous serve un petit pot à manger :-p)… Le soir, on part direction Waterfront (le vieux port de Capetown), où se joue une grande part de la vie nocturne, et surtout touristique de Capetown. On peut y voir des groupes qui jouent, ou d’autres attractions comme le gar’, déguisé en peau de léopard, qui balance des tables sur le front, tout en mettant mal à l’aise ses spectateurs, auxquels il demande parfois de prendre par au spectacle. Ce week-end étant le week-end pendant lequel j’ai sûrement le plus appris sur la vie à Capetown, je bois aussi pour la première fois, dans un bar du Waterfront, de l’amarula, liqueur du pays. Décidément, la tout va pour le mieux. Sur-crevé, on rentre vers minuit : demain il va falloir se lever tôt, on doit être à 8h à l’église pour que Bronwyn puisse préparer des activités pour les enfants. Après avoir lu une trentaine de pages des Misérables, je m’endors comme une masse…

Dimanche. Levée à 7h15, douche, céréales, et c’est reparti. L’église. Jubilee church. Pour une grande église, c’est une grande église, avec un bâtiment énorme vraiment chouette. J’aide mettre des bonbons dans des ballons, qu’il faut ensuite gonfler : 40 ballons, à en avoir le tournis. J’ai ensuite la chance d’assister à un message hors du commun, apporté par un fameux docteur d’astrologie, qui, grâce à des photos, nous parle de l’espace. Après le culte, une nouvelle aventure m’attend : escalader lion’s head. Il s’agit d’une des montagnes, cousine de table mountain, qui surplombe Capetown. Avec un ami de Bronwyn, nous partons donc vers 3h pour une marche d’une heure, pour arriver au sommet de la colline. L’effort est amplement récompensé, la vue étant splendide. Heureusement que le temps joue en notre faveur, la vu est imprenable. Je regrette de ne pas pouvoir prendre de photo panoramique avec mon petit appareil photo numérique. La descente est plus pénible, dû au fait, que depuis plus d’une heure, j’ai une envie pressante d’uriner (grâce à cette chère petite opération et du petit tube placé quelque part dans mon corps). Tout se passe pour le mieux cependant, ayant trouvé un petit coin isolé. Le soir, après être encore une fois allé voir le docteur au culte du soir, on décide de sortir avec quelques amis. Cette fois-ci, ce sera long street, la rue de la soif de Cape Town. Chose encore plus amusante, on atterrit dans un bar qui me fait penser au 1929 (pour les amateurs), pour ensuite enchaîner avec une espèce de boîte naze, dont on sort dès que possible.
Le lundi, je découvre enfin Kirstenbosch botanical garden dont j’ai tellement entendu parler. Il s’agit en effet d’un jardin botanique (d’où le nom), juste en bas de table mountain, d’une beauté plus que rare, dans lequel je dois me promener tout seul, parce que Bronwyn part en vacances avec son père. Je fais encore une fois appel à Julian pour pouvoir retourner à la maison. Il vient donc me chercher à Kirstenbosch vers 10h30 et…surprise, surprise…on va tout d’abord prendre un petit déjeuner dans un resto sympa dans la montagne, près d’un grand mémorial pour quelqu’un qui a sûrement du être important :p
Voila, lundi je rentre donc à la maison, pour tout doucement retrouvé mon train train quotidien. Je tiens à sincèrement m’excuser pour la façon dont j’ai bâclé la fin de cet article, mais ça fait genre 4jours que je passe dessus, et j’en ai ras la casquette. Alors je me suis dit, FAUT QUE JE FINISSE AUJOURD’HUI, donc voilà. J’en ai un peu honte, mais il se peut que j’y changerais quelques finitions dans les prochains jours.
Tout de même un petit bilan du WE : beaucoup de nouveaux endroits découverts, beaucoup de nature, la pêche pour la semaine suivante et un manteau en moins (oublié chez Bronwyn, très intelligent à l’approche de l’hiver).