Cinq jours, cinq jours tout simplement merveilleux. Depuis mon arrivée, je suis en contact avec Julian Adams, un jeune homme de 30ans, que j’avais rencontré en Angleterre dans une église. Il m’a proposé de passer le week-end de Pâques avec lui, sachant à quel point c’est difficile d’être seul dans un pays étranger. Tout commence donc, un vendredi matin à 10h30, lorsqu’un homme de taille moyenne, avec un look vraiment funky (c’est le cas de le dire) frappe à ma porte-fenêtre…
Après environ une heure de route, nous nous trouvons à Muizemberg, au Sud de Capetown. L’endroit préféré des surfeurs, ainsi que, et cela peut parfois causer des dégâts, des requins. Une fois arrivé, nous nous posons dans une sorte de café, pour prendre le petit-déjeuner : des croissants à la confiture et au fromage. Je dois avouer que les croissants ici, ne sont pas mauvais. En fait, comme vous le verrez par la suite, Julian a deux activités préférées : manger et téléphoner. Revenons-en au café, le décor est plutôt joli avec des tableaux accrochés sur le mur, représentant des jazzmen. J’essaie de discuter avec Julian, mais je passe plus de temps à essayer de comprendre ce qu’il dit à travers le brouhaha général. Ensuite, direction : sa maison, ou plutôt la maison d’un jeune couple, qu’il squatte en attendant de repartir vers l’Angleterre, pour un…braai. On est une dizaine à se jeter sur l’apéritif comprenant une variété impressionante de chips, fromages, cacahuètes, hors-d’oeuvre, etc. En attendant que la viande soit cuite, on parle politique, religion, ou autre sujet, tout en fumant un narguilé. On finit de « braaier » vers 5h. Il faut savoir que le braai est un moment très convivial, ou les gens se jettent sur la viande une fois prête, ayant attendus une éternité avant qu’elle soit cuite. Le soir, nous le passons, dans un bar, accolé à la mer, de sorte à ce que nous voyons les vagues se briser sur les rochers. Un groupe joue vers 22h des reprises genre Oasis, Santana, Wilson Pickett. Julian et sa bande d’amis (une vingtaine d’étudiants) mettent le feu en dansant et braillant les chansons. Moi, je fais entre autre la rencontre d’un américain de 18ans, qui passe 3ans en Afrique du Sud pour étudier, ou encore d’un gar’ d’environ 30ans, qui était batteur dans un groupe d’Afrique du Sud connu à une époque…
Samedi. J’ai dormi chez un certain Dave, qui, avec son colloc’, vit dans l’ancien appart’ de Julian. Celui-ci vient me chercher vers 9h pour aller manger une omelette dans un petit café, où il est déjà bien connu. Rejoins par Dave et son frère Jono, on décide d’aller se promener dans un port, ancré dans une petite baie, où nous mangeons des fish’n’ships, spécialité, en quelque sorte d’Afrique du Sud. Comme en Angleterre, il s’agit en fait de poisson pané avec des sortes de grosses frites : vraiment pas mauvais ! Ensuite, direction « Waterfront ». Il s’agit d’une des plus grandes attraction touristiques de Capetown : un énorme centre commercial, avec des prix exorbitants, le vieux port très coloré, où l’on peut écouter des musiciens (jazzmen, musique traditionnelles, variété), ou encore voir des hommes noirs, peints avec de la peinture blanche, qui exécutent des danses plutôt funky. De retour à Muizemberg, on décidé d’aller à un pot de départ, d’un ami de Julian, qui va faire de l’humanitaire au Gabon. Je rencontre un congolais, et peux enfin parler un peu de français, après 3 semaines d’anglais et d’afrikaans.
Venons-en au dimanche, direction la « bay community church » à Capetown. Il s’agit d’une église d’environ 500 personnes. Le moment de la louange (c’est-à-dire la première partie du culte, où l’on chante les chants) est phénoménal. Dans l’ensemble, ce n’est pas tellement différent de ce dont j’ai l’habitude, mais à la fin, il y a comme une explosion de joie dans l’église. Alors que la guitariste part dans un solo plutôt virtuose sur son ibanez à 7 cordes, une trentaine de personnes courent autour de la salle en dansant, alors que les jeunes ont décidés de faire du stage-diving (on monte sur l’estrade, on saute et on se fait rattraper par, ceux qui veulent bien vous rattraper). Le pasteur, lorsqu’il prend le micro est en sueur, ayant lui aussi pris part à cette dernière activité. Sa prédication sur…la résurrection du Jésus (étonnant pour un week-end de Pâques, non ?) est plutôt amusante. Après l’église, où j’ai du expliquer à une vingtaine de personnes ce que je foutais en Afrique du Sud, on va manger avec Julian, sa sœur et une amie dans un resto français. En fait, j’avoue avoir mangé un burger avec des frites, mais quel burger : ma vie ne sera plus jamais la même après ce burger…à l’avocat. L’aprèm’ et le soir, on le passe dans une énorme propriété, genre ancienne maison coloniale, avec court de tennis et piscine et…BBQ !
Lundi matin, je squatte la connection wi-fi du voisin de Dave. Le lundi semble être la journée officielle du golf, bien que n’en ayant pas fait, j’ai l’impression que plus de la moitié de ceux à qui j’ai parlé ce jour là, se sont adonnés à cette activité ce lundi 24 Mars. En fait, Julian lui a décidé de faire un repas pour ces amis, dans la fameuse maison coloniale. Du coup : course, cuisine, préparation de la table et tennis. En entrée donc, pain toasté avec une salade aux tomates ; en plat principal, de l’agneau avec des légumes et des patates ; et en dessert, une mousse au chocolat avec des fruits rouges, le tout arrosé de vin. Très, très bonne soirée donc, qui se termine par une anecdote plutôt amusante. Une des filles a laissé sa clé de voiture à l’intérieure de sa voiture, on passe donc une ¾ d’heure à essayer de braquer cette fichu voiture, tout en nous disant qu’ils doivent être une centaine en ce moment à Capetown, à s’essayer à la même chose. Une fois de retour à l’appart’, je discute pendant environ 3h avec Marianne sur msn, avant de tomber dans mon lit.
Mardi, retour à Melkbosstrand : plutôt difficile après un tel week-end. Dans 30min, je vais travailler. Je me demande ce que me réserve cette semaine. Mais je suis très positif, après mon chouette week-end !